MAROC : WWF finance 10 projets de conservation de l’eau dans le Moyen Atlas

Par - Publié le / Modifié le

MAROC : WWF finance 10 projets de conservation de l’eau dans le Moyen Atlas©KarimHajji/Shutterstock

Le bureau marocain de l’Organisation mondiale pour la nature (WWF) accorde des financements à 10 organisations de la société civile locale, à travers le Fonds de l’eau du Sebou. Il s’agit d’un mécanisme de financement durable basé sur le paiement pour les services écosystémiques et qui vise notamment la gestion durable des ressources en eau dans le Moyen Atlas.

Le Moyen Atlas, région montagneuse située dans la partie orientale du Maroc est confronté au stress hydrique. Encore appelée « château d’eau du Maroc », la région disposait autrefois de grandes réserves d’eau douce. La surexploitation des ressources, associé au changement climatique sont à l’origine du phénomène actuel.

Pour la branche marocaine de l’Organisation mondiale pour la Nature (WWF), la solution viendra des populations locales. À travers le Fonds de l’eau du Sebou, WWF Maroc subventionne depuis novembre 2019 des initiatives d’organisations de la société civile locale, en matière de gestion durable des ressources en eau. Si en 2020, le fonds a financé cinq projets, récemment, ce sont 10 initiatives qui ont été sélectionnées au terme d’un appel à projets lancé par le Fonds de l’eau du Sebou. « L’idée est de choisir les initiatives les plus porteuses en termes de bonnes pratiques et de retombées positives potentielles sur les ressources hydriques et les populations locales », explique Oussama Belloulid, chef du projet « Eaux douces » à WWF Maroc.

La restauration de la nappe phréatique

Les projets retenus s’articulent autour d’axes prioritaires à savoir l’utilisation durable des eaux et sols, la promotion de pratiques agricoles durables, la conservation et restauration des cours d’eau et des zones humides, la protection et gestion durable de la biodiversité et l’éducation à l’environnement, et la valorisation du patrimoine naturel et culturel. Ces projets ont été proposés par les coopératives « Tasmakt » de la collectivité territoriale de Sidi El Makhfi, « Ennajah » de Tizguite et « Al Rabie » pour le développement agricole d’Ain Leuh. Le comité du Fonds de l’eau du Sebou a également sélectionné le projet de l’association « Sans frontières » d’Azrou, « Fada solidaire » d’Ain Leuh, « Al-Baraka » pour l’irrigation d’Ait ben Ahssayn de Timehdite, Ait Hamd Eribaa (Tizguite), « Ait Mouli » d’Ain Leuh et les associations « Ait Mhamed » et « Ait Ahsein Ou Hend » de Timehdite. WWF Maroc bénéficie du soutien financier de la Fondation Mava qui promeut la protection de la nature et du Centre de coopération pour la Méditerranée de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN-Med). Le montant global de la subvention allouée par le Fonds de l’eau du Sebou aux organisations de la société civile locale n’a pas été dévoilé.

Lire aussi –  EAU POTABLE : ces grands programmes africains qui changent la donne localement

Une fois achevés, les différents projets devraient permettre la restauration et la recharge de la nappe phréatique surexploitée et asséchée dans le Moyen Atlas, situées près du bassin de Sebou (40 000 km2). Au maximum de ses capacités, le bassin dispose de plus de 5,6 milliards de m3 par an et il fournit 30 % des ressources en eau de surface et 20 % d’eau souterraine du Maroc. « L’eau du Sebou et de ses affluents est essentielle à la vie et aux activités de plus de 6,2 millions de Marocains. La zone abrite aussi une forte économie agricole et industrielle qui contribue de façon importante à l’économie nationale », indique WWF Maroc.

Inès Magoum

Plus sur le même thème

Plus dans la même région

Nous respectons votre vie privée

Ce site utilise des cookies et des technologies statistiques pour améliorer votre expérience. En cliquant j'accepte, vous donnez votre accord.

J'accepte
X
Newsletter AFRIK 21