BURKINA FASO : Electrosteel va fournir des canalisations d’eau potable à Ouagadougou

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BURKINA FASO : Electrosteel va fournir des canalisations d’eau potable à Ouagadougou ©Mr.1/Shutterstock

Electrosteel, une entreprise française spécialisée dans la fourniture de canalisations, vient de remporter un contrat de 7 millions d’euros au Burkina Faso, dans le cadre du projet d’approvisionnement en eau potable de la capitale Ouagadougou.

Le gouvernement du Burkina Faso veut garantir « l’accès à l’eau potable pour tous » dans la capitale. Pour ce faire, il a lancé le Projet d’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou, piloté par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (Onea). À l’issu d’un appel d’offres, l’entreprise française Electrosteel a été retenue. Le contrat, d’une valeur de 7 millions d’euros, a été signé avec l’Onea et l’entreprise va donc pouvoir démarrer les travaux.

Dans les prochaines semaines, Electrosteel commencera la fourniture de tuyaux et de raccords en fonte ductile DN 300 à 900 pour le réseau d’eau potable. Dans un premier temps, l’entreprise fournira 25 Kilomètres de conduites principales DN 900-600, puis 42 kilomètres de canalisations secondaires DN 500-300. Les canalisations DN 700 seront posées dans le centre-ville de Ouagadougou.

Le projet Ziga II

Plus connu sous l’appellation Ziga II, le projet d’approvisionnement en eau potable de Ouagadougou a été lancé en 2015. L’eau, qui arrivera dans la capitale, sera pompée à partir de la rivière Ziga, sur laquelle un barrage de retenue d’eau a été construit. Avant d’être consommée par les plus de 457 000 personnes concernées par ce projet, l’eau est d’abord traitée dans une usine d’une capacité de 75 000 m3 par jour.

L’approvisionnement se fera via la réalisation de 160 bornes-fontaines et de 52 000 branchements sociaux. Ces infrastructures devraient permettre de « couvrir les besoins en eau de la capitale à l’horizon 2030 ». Le coût total de ce projet est de 105 milliards de francs CFA, soit plus 160 millions d’euros. Il a reçu le financement de l’Agence française de développement (AFD), de la Banque mondiale, de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) et du Fonds de l’OPEP pour le développement international (Ofid).

Le projet Ziga II vient remplacer Ziga I qui a permis la construction d’une vingtaine de réservoirs et de châteaux d’eau ainsi que l’installation de 50 000 branchements sociaux et de 400 bornes-fontaines. Ces infrastructures permettent de produire 200 millions de m3 d’eau par jour. Ce premier projet sur la rivière Ziga a permis de résorber les graves pénuries qu’a connues par le passé la ville de Ouaga.

Jean Marie Takouleu 

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