AFRIQUE : Greenpeace réclame une réponse continentale face au changement climatique

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AFRIQUE : Greenpeace réclame une réponse continentale face au changement climatique©24Novembers/Shutterstock

Greenpeace a attiré l’attention sur le climat, lors du 33e sommet de l’union africaine, du 9 au 11 février à Addis-Abeba, en Éthiopie. L’ONG de protection de l’environnement et de défense des peuples autochtones a notamment demandé au président sud-africain, nouveau président en exercice de l’union africaine, d’user de tous les moyens diplomatiques à sa disposition afin de promouvoir une réponse panafricaine face au changement climatique dont le continent est victime.

Les échanges intervenus lors du 33e sommet des chefs d’États africains, qui se tenait du 9 au 11 février 2020 à Addis-Abeba en Éthiopie, ont été marqués entre autres par des préoccupations face aux changements climatiques. Des préoccupations également portées par l’ONG Greenpeace Afrique, dont les actions consistent à promouvoir la protection de l’environnement et à défendre les peuples autochtones.

S’adressant principalement au président sud-africain, Cyril Mamaphosa, qui est par ailleurs le nouveau président en exercice de l’Union Africaine (UA), Greenpeace a appelé à une réponse panafricaine face au changement climatique. Pour ce faire, l’ONG a proposé comme guide, l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Cette vision du continent pour l’horizon 2063, adopté le 31 janvier 2015 lors de la 24e Assemblée ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba, prévoit en son objectif n07 « la promotion des économies et des communautés durables sur le plan environnemental et résilientes au climat ».

L’Afrique subit une injustice climatique

Face aux chefs d’État et chefs de gouvernements de l’UA, Greenpeace a justifié sa demande, par les dernières catastrophes climatiques qui ont frappé plusieurs pays africains. En 2019, les passages des cyclones tropicaux Idai et Kenneth ont causé des dégâts importants au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe, faisant plus de 1 000 morts et, des centaines de milliers de personnes nécessitant une aide humanitaire et engendrant une perte importante d’infrastructures.

Durant la même année, des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les périodes de sècheresse de plus en plus fréquentes et intenses, ont engendré une crise alimentaire inédite dans les pays d’Afrique australe, où le Programme alimentaire mondial (PAM) a enregistré un nombre record de 45 millions de personnes, menacées par la famine.

La nature semble ainsi s’acharner sur l’Afrique, et pourtant, le continent a le moins contribué aux émissions cumulées de gaz à effet de serre (moins de 4 % des émissions mondiales) selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). En Afrique, les émissions de CO2 par habitant sont inférieures (0,8 tonne d’équivalent CO2,), à la moyenne mondiale annuelle, (5 tonnes d’équivalent CO2), et très inférieures à celles d’autres régions comme l’Europe et l’Asie.

Boris Ngounou

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