TCHAD : une reprise subite du braconnage d’éléphants inquiète la société civile

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TCHAD : une reprise subite du braconnage d’éléphants inquiète la société civile©Michael Wick/Shutterstock

Au moins cinq éléphants ont été abattus et dépossédés de leurs défenses au début du mois d’avril 2023 au sud du Tchad. Choquée par ce crime faunique, l’organisation SOS Éléphants du Tchad, demande au gouvernement d’agir avec fermeté, face au retour du braconnage des éléphants du Tchad, une espèce menacée.

Les forces de l’ordre et de sécurité tchadiennes poursuivent l’enquête sur le carnage d’éléphants survenu au début du mois d’avril 2023 à Beinamar au sud du Tchad. Au moins cinq pachydermes ont été abattus sur place. Leurs défenses ont été arrachées et leurs têtes coupées.

Les premiers éléments d’enquête pointent un doigt accusateur sur les cavaliers armés. Partant le plus souvent du Soudan voisin, c’est sur les dos de chevaux que ces braconniers investissent les parcs naturels du Tchad à la recherche des pointes d’ivoire. « Entre 2009 et 2011, plus de 200 éléphants avaient été abattus dans les provinces du Chari Baguirmi et du Mayo Kebbi Est, proches de Beinamar et frontalières avec le Cameroun », explique Ahmat Assane, le secrétaire général de SOS Eléphants, une organisation qui travaille à la protection des éléphants du Tchad.

Des mesures fermes contre le braconnage

Dans un communiqué publié à la suite du massacre d’éléphants survenu à Beinamar, SOS Eléphants exprime la crainte d’un retour subite du braconnage des pachydermes au Tchad. « Le braconnage avait diminué depuis environ 10 ans, lorsque feu le président tchadien Idriss Déby avait pris des mesures très strictes pour protéger les derniers éléphants du Tchad à partir de 2008. C’était après que des cavaliers armés venus du Soudan ont massacré plus de 90 % des éléphants du parc national de Zakouma en quelques mois seulement », explique l’organisation de défense des éléphants.

Lire aussi-TANZANIE : la population d’éléphants se rétablit

La situation s’est aggravée ces dernières années et les éléphants sont en voie de disparition au Tchad. Il reste moins de 1500 éléphants aujourd’hui, alors qu’il y a 30 ans, ils étaient plusieurs dizaines de milliers, résidant dans des zones protégées, mais aussi à l’extérieur de ces zones où ils sont très vulnérables au braconnage. Dans son communiqué SOS Eléphants appellent les autorités à prendre des mesures fermes pour empêcher une reprise de ces pratiques.

Boris Ngounou

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