MAROC : Masen va investir 5,2 M€ dans les formations aux énergies renouvelables

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SOLAR SHOW AFRICA, African operators in solar energy to meet in Johannesburg©Ifmeree d’Oujda

Le gouvernement marocain vient d’autoriser l’Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen), à prendre 20% des parts dans le capital de l’Ifmere, la société responsable de la gestion des instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Objectif : améliorer la qualité de la main d’œuvre marocaine pour assurer la réalisation efficace du Programme national d’énergies renouvelables, porté par Masen.

Le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a signé le 14 septembre 2018, le document permettant à Masen, l’entreprise publique chargée de piloter le programme national d’énergies renouvelables, d’intégrer à hauteur de 20%, le capital d’Ifmeree, la société responsable de la gestion des instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Ifmeree a été créée en 2011 par le gouvernement marocain, dans le but de répondre aux besoins de formation professionnelle spécifique que requière le secteur des énergies vertes. La société assure la gestion de trois instituts : l’Ifmeree de Tanger au nord-ouest (opérationnel à la rentrée 2018), l’Ifmeree d’Ouarzazate au sud (ouverture prévue en 2019) et l’Ifmeree d’Oujda au nord-est (en activité depuis novembre 2015). Cet institut propose un diplôme de technicien spécialisé (BTS) dans cinq filières : systèmes solaires thermiques, systèmes solaires photovoltaïques, systèmes éoliens efficacité énergétique dans le bâtiment et biogaz. Deux promotions ont déjà été formées. À terme, les trois instituts formeront 1000 personnes par an.

Le coût de mise en place de ces instituts s’élève à 26 millions d’euros. La majeure partie de cet investissement a été financée grâce à une contribution de l’Union européenne (10 millions d’euros sous forme de don) et de l’Agence française de développement (10 millions d’euros sous forme de prêt). Le reste (6 millions d’euros) est fourni par le budget de l’État. À cela s’ajoute un soutien de l’agence de coopération allemande GIZ qui a mobilisé 2 millions d’euros sous forme d’équipements et de formation des formateurs.  Les parts que va acquérir Masen, vont donc lui coûter 5,2 millions d’euros.

En plus de la production d’électricité à travers des projets d’envergure et la mobilisation des financements nécessaires, Masen cherche à catalyser le développement d’un tissu économique compétitif qui mobilise de manière efficiente les compétences existantes et contribue à en créer de nouvelles. Les programmes de développement de projets intégrés qui sont portés par Masen visent notamment à développer une puissance de production électrique propre additionnelle de 3 000 MW à l’horizon 2020 et de 6 000 MW à l’horizon 2030. Le tout, dans le but de contribuer à l’objectif national, à l’horizon 2030, d’un mix énergétique dont 52% sont d’origine renouvelable.

Boris Ngounou

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