COP27 : SUEZ, partenaire historique de l’Égypte dans sa transition écologique

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COP27 : SUEZ, partenaire historique de l’Égypte dans sa transition écologique©SUEZ

À Charm el-Cheik, la Présidence égyptienne organise ce 17 novembre 2022 une journée dédiée aux solutions qui réunit représentants du gouvernement, entreprises et acteurs de la société civile pour partager leurs expériences et les meilleures pratiques. L’occasion pour la rédaction d’Afrik21 de faire un état des lieux des activités de SUEZ en Égypte, son berceau historique où le Groupe déploie depuis 1953 ses solutions les plus innovantes pour accompagner le géant arabe à faire face à la menace d’un stress hydrique sans précédent.

Le pays hôte de la COP27 est l’un des plus touchés par les effets du dérèglement climatique. Les enjeux ne sont pas nouveaux pour le pays des pharaons qui cumule tension hydrique et forte densité démographique. Mais la ressource en eau se raréfie de manière drastique depuis quelques années en raison de plusieurs facteurs, dont le plus persistant est la sécheresse. Et selon les prévisions de l’ONU, le pays comptera 160 millions d’habitants en 2050 contre 109 millions aujourd’hui. Dans ce contexte, SUEZ soutient le gouvernement égyptien dans ses efforts pour l’atténuation des effets du changement climatique. Un engagement continu depuis 1953 grâce à la construction d’usines de production d’eau potable tout d’abord, complété depuis les années 2000 par le déploiement d’autres solutions tels que le traitement et la réutilisation des eaux usées.

Une couverture satisfaisante en eau potable

Réellement présent en Égypte depuis 1870 avec la construction du Canal de Suez, c’est en 1953 que le groupe SUEZ y démarre ses activités avec la construction de stations de production d’eau potable, dont la première se trouve à Sherbine dans le Delta du Nil. Le géant de l’eau permet ainsi de contribuer à la nette amélioration du taux d’approvisionnement en eau potable dans le pays. « Le taux d’accès à l’eau potable actuel est plutôt bon, il est supérieur à 90% » affirme Jean-Yves Gadras, le directeur général de SUEZ en Egypte. Cependant, la ressource en eau est l’un des défis de l’économie égyptienne, qui dépend à 70 % du Nil pour son approvisionnement. Selon la FAO, le pays devrait atteindre le seuil du stress hydrique absolu d’ici 2030.

« Mais le taux de 100% est difficile à atteindre, nuance-t-il, car une population qui croît aussi rapidement oblige à faire des investissements et de l’innovation en continu ». C’est pour répondre à ces enjeux, croissance démographique et accélération de la pollution et de la sécheresse, que le rôle de SUEZ en Egypte a évolué avec notamment le traitement des eaux usées. Un traitement des eaux usées efficace constitue la première étape de la réutilisation des eaux usées, la clé de l’économie circulaire dans le domaine de l’eau.

La préservation de la ressource en eau douce

L’Égypte fait partie des pionniers du traitement des eaux usées, avec de nombreuses usines d’épuration en service ou en construction. Le pays des pharaons doit cette particularité à sa politique de préservation des ressources en eau. Le groupe français accompagne cette politique en déployant des solutions qui permettent de réutiliser l’eau dans l’agriculture, mais également de produire du biogaz et de l’électricité, avec en bout de chaîne une énergie verte permettant une autonomie partielle de ses usines.

SUEZ a ainsi équipé l’Égypte de plusieurs stations d’épuration à l’instar de celle de Gabal El Asfar, sur la rive Est du Nil, un site que le Groupe opère partiellement depuis 2005 et dont la capacité de traitement totale est de 2,5 millions de m3 par jour. Dans cette usine du Caire, l’eau traitée est rejetée dans un drain qui rejoint un canal d’irrigation situé un peu plus au Nord et une partie de l’eau y est utilisée pour irriguer un parc de 400 acres, composé d’arbres fruitiers.

Une autre station construite et exploitée par SUEZ depuis 2013 est la station d’Alexandrie Est avec une capacité de 800 000 m3 par jour. La particularité de ces deux usines est qu’elles disposent d’unités complémentaires pour le traitement des boues d’épuration générant ainsi de l’électricité permettant une autonomie énergétique allant jusqu’à 70%

En septembre dernier, SUEZ a annoncé le début de la mise en service de la ligne de digestion des boues de la station d’Alexandrie Est. La biodigestion des boues de la station d’Alexandrie Est permettra la production du biogaz, dont la combustion produira 6 MWh par an, quand celle de Gabal El Asfar permettra de produire 56 000 MWh par an. Selon SUEZ, ces capacités devraient couvrir respectivement la moitié des besoins de la station d’épuration d’Alexandrie Est et faire passer de 55 % à plus de 65 % d’autosuffisance énergétique de l’usine de Gabal El Asfar réduisant ainsi l’utilisation d’énergies fossiles et par conséquence son empreinte carbone.

Le dessalement de l’eau de mer

Le dessalement de l’eau de mer est l’un des axes majeurs de la politique du gouvernement égyptien pour faire à la baisse des ressources hydriques liées au réchauffement climatique mais également à la présence du barrage éthiopien de la grande renaissance (GERD) érigé sur le Nil bleu, principal affluent du Nil.  L’ambition est de doter d’ici à 2050 les gouvernorats de Matrouh, de la Mer Rouge, du Sinaï Nord et Sud, d’Ismailiyah et de Suez, de 67 usines de dessalement de l’eau de mer.

« La croissance démographique force le pays à créer des villes nouvelles comme la Nouvelle capitale administrative (NAC) qui accueillera 6,5 millions de personnes réparties dans au moins 21 zones résidentielles. Certaines de ces villes ne sont plus forcément à côté de la ressource principale (le Nil), mais des ressources secondaires (la Mer Rouge, la Mer Méditerranée). Ce qui lance la réflexion sur le développement des stations de dessalement » analyse Jean-Yves Gadras. Le dessalement, un savoir-faire que SUEZ maîtrise, aussi le Groupe souhaite-t-il investir ce marché en Égypte dans les années à venir.

D’autres axes de la transition écologique en Égypte

S’agissant du traitement des eaux, les perspectives de SUEZ en Égypte sont de poursuivre la construction et l’opération d’usines dédiées. « Nous espérons avoir d’autres contrats de ce type dans le pays. Nous sommes dans une approche de partenariat et de transfert de savoir-faire avec nos équipes Egyptiennes », souligne Jean-Yves Gadras.

COP27 : SUEZ, partenaire historique de l’Égypte dans sa transition écologique©SUEZ

Equipe SUEZ©SUEZ

SUEZ est également spécialisée dans la gestion des déchets. Si ce marché est pour le moment relativement fermé aux sociétés privées en Égypte, le groupe surveille de près ce secteur émergent. D’autres réflexions sont menées au niveau du Grand Caire comme la qualité de l’air et le changement climatique. Une nouvelle opportunité pour le groupe SUEZ de mettre la passion et l’engagement de ses équipes au service du pays hôte de la Cop27 pour lui permettre de fournir l’accès à des services d’eau et des déchets, via des solutions résilientes et innovantes.

 

Article rédigé en partenariat avec SUEZ

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