AFRIQUE DU SUD : vers la création d’une banque verte

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Uganda: Government reaches out to investors to boost green economy ©Nattapol Sritongcom/Shutterstock

Elle s’appellera Climate Finance Facilty (CFF). Cette banque, qui verra bientôt le jour grâce aux efforts conjoints de l’Afrique du Sud et du Fonds verts pour le climat, permettra de financer les projets portant sur les changements climatiques et la protection de l’environnement.

Une nouvelle banque, intitulée Climate Finance Facility (CFF), verra bientôt le jour en Afrique du Sud. Cette institution deviendra la toute première banque verte dont la création aura été financée par le Fonds vert pour le climat.  Elle cofinancera les projets et des activités dont le but est la réduction des effets du changement climatique.  Pour Patrick Dlamini, directeur général de la Development Bank of Southern Africa (DBSA), la CFF « est une institution financière innovante qui nous permet de rassembler des investisseurs et d’accroître notre soutien aux projets respectueux de l’environnement. » Sa création est financée à hauteur de 45,8 millions de dollars par la DBSA. La contribution du Fonds vert pour le climat s’élève à 55,5 millions de dollars. Cette somme constituera le capital de départ de la banque verte. Cette dernière sera présente en Afrique du Sud et dans d’autres pays d’Afrique australe comme la Namibie, le Swaziland ou encore le Lesotho.

L’Afrique, vaste chantier pour le FVC

Au sortir de son Conseil d’administration le 20 octobre 2018, le Fonds vert pour le climat a approuvé une participation de 280 millions de dollars dans le programme Transformation des systèmes financiers pour le climat de l’Agence française de Développement (AFD), la banque de développement française. Cette décision s’accompagne d’une enveloppe de 750 millions de dollars, qui serviront à financer des projets dans 17 pays, dont 16 sont africains. Cet argent, qui est alloué aux institutions financières, sera également fléché vers des projets liés aux changements climatiques. Selon Audrey Rojkoff, responsable adjointe de la division climat de l’AFD, « il s’agira à 40 % de projets d’adaptation aux conséquences actuelles du changement climatique, sur des questions d’accès à l’eau potable ou de construction de logements, plus résilients par exemple, et à 60 % de projets destinés à atténuer ce changement climatique, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports, la gestion des déchets relevant quant à elle des deux catégories.»

Le FVC a également débloqué de l’argent pour financer le Programme pour le développement intégré et l’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger, le projet d’électrification rurale de Yeleen au Burkina Faso et le programme de mini réseau d’énergie verte en RDC. Il accordera respectivement des enveloppes de près de 68, 28 et 21 millions de dollars pour ces trois projets que porte la Banque africaine de Développement (BAD).

Le 21e conseil d’administration du FVC s’est tenu du 17 au 20 octobre 2018 à Bahreïn. Le FVC est un système financier de l’Organisation des Nations unies (ONU), rattaché à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Son objectif est d’assurer le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des plus vulnérables afin de mettre en place des projets pour lutter contre les effets des changements climatiques.

Luchelle Feukeng

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