TUNISIE : 7 pays de la méditerranée lancent un projet de protection des zones humides

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Flamants roses dans une zone humide © Christian Musat/Shutterstock

Les représentants de 7 pays de la méditerranée, des ONG et des organismes de développement ont lancé, à Tunis, un projet de conservation des zones humides. Il sera financé en partie par l’Agence française de développement (AFD).

Le changement climatique, les activités humaines… Ils font partie des facteurs à l’origine de la dégradation des zones humides. La perte de la biodiversité dans une zone humide peut être causée par l’intensification de l’agriculture (culture du riz en Afrique du Nord, par exemple), le développement de l’urbanisme, les projets d’infrastructures, ou encore l’extraction de minéraux… Ces facteurs contribuent aussi à faire disparaitre de nombreuses espèces de poissons, ce qui perturbe le mouvement des oiseaux d’eau migrateurs comme les canards, les oies, ou encore les sternes.

On distingue plusieurs types de zones de zones humides dans le contour méditerranéen. En Afrique du Nord, par exemple, on trouve des oasis, des marais d’eau douce, des lagunes côtières et des marais salants. Sept pays de la zone méditerranée sont déterminés à protéger ces espaces naturels. Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, de la Turquie, du Liban et de la Jordanie. Ils sont accompagnés par des ONG, par la fondation Tour du Valat et par l’Agence française de développement (AFD). Tous ces acteurs se sont réunis le mercredi 10 octobre 2018 à Tunis pour lancer un grand projet de protection des zones humides.

Les objectifs du projet

L’objectif principal du projet de conservation des zones humides dans les contours méditerranéens est de renforcer les capacités des agents qui travaillent dans les organisions à la protection des zones humides. Dans les pays concernés par le projet, dix associations seront mieux outillées pour accomplir leurs missions. Elles vont servir de courroie de transmission à vingt autres associations spécialisées dans le développement durable et la protection des zones humides.

Ensemble, ces organisations vont contribuer à la mise en œuvre d’un système d’« alerte rouge » visant à proposer des appuis et des solutions pour les zones humides fortement menacées. Cela se fera par le biais de l’Alliance des zones humides méditerranéennes. Le projet consiste également à mettre en place un réseau de comptage d’oiseaux d’eau, pour mieux mesurer l’état écologique des zones humides.

En partenariat avec la société civile, les associations et les ONG devront aussi élaborer et mettre en œuvre six microprojets dans des zones humides à forte valeur patrimoniale de biodiversité et de culture. Toutes ces actions seront financées en partie par l’AFD qui soutient déjà 3 500 projets de développement dans le monde.

Ce n’est pas la première fois qu’un projet de protection de la biodiversité voit le jour en Méditerranée. Plusieurs pays de la zone ont mis en place le projet Réseau oiseau d’eau méditerranée (Roem). Le but est d’améliorer la qualité et la quantité des données issues des dénombrements internationaux d’oiseaux d’eau (Dioe) qui ont lieu chaque hiver à l’échelle de la Méditerranée.

Jean Marie Takouleu

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