SÉNÉGAL : Meridiam va gérer le réseau de bus électriques rapide de Dakar dès 2023

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SÉNÉGAL : Meridiam va gérer le réseau de bus électriques rapide de Dakar dès 2023 © CETUD

Au Sénégal, les autorités et le groupe français Meridiam, spécialisé dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques, ont signé un contrat pour l’acquisition et la gestion de bus électriques à Dakar, afin de désengorger cette métropole en mettant un place un système de transport en commun durable d’ici à 2023. Le réseau qui sera financé par plusieurs partenaires permettra également de réduire de moitié le temps de parcours des habitants, ainsi que les émissions de 59 000 tonnes équivalent CO2 par an.

Selon les autorités sénégalaises, les embouteillages dans la ville de Dakar engendrent chaque année des pertes économiques de 100 milliards de francs CFA, 152 millions d’euros. Dans ce contexte, le gouvernement sénégalais a signé avec le groupe français Meridiam, spécialisé dans le développement, le financement et la gestion de projets d’infrastructures publiques, un contrat de concession pour l’acquisition et la gestion de bus électriques dans la capitale sur une période de 15 ans.

Le projet Bus Rapid Transit (BRT) de Dakar représentant le tout premier réseau de transport en commun durable sur le continent porte sur la mise en circulation d’une flotte de 121 autobus électriques d’ici à 2023 en vue de faciliter la mobilité de 3,8 millions de Dakarois. Outre Meridiam, le projet est mise en œuvre avec la participation du Fonds souverain d’investissements sénégalais (Fonsis) et Keolis, une société franco-québécoise spécialisée dans le transport public via des réseaux de bus, de métros, de tramways, de cars, de vélos en location et de parkings. Les engins circuleront sur 18,3 km de voies réservées et aménagées, pour desservir 14 communes avec 23 stations (points d’arrêts) au profit de 300 000 passagers au quotidien.

« Grâce à ces bus électriques, le confort, la sécurité, la régularité et les temps de parcours seront aussi largement améliorés. La liaison entre la ville côtière de Guédiawaye, au nord de Dakar, et le centre-ville pendant les heures de pointe sera deux fois plus rapide passant de plus de 90 à 45 minutes. Les coûts de transport en ville seront réduits grâce à la mise en place d’une politique tarifaire abordable et intermodale et des tarifs sociaux pour les personnes éligibles définies par l’État du Sénégal », précise le groupe français dirigé par Thierry Déau.

Un investissement 450 millions d’euros

Le coût total pour l’acquisition des bus électriques est évalué à 127 milliards de francs CFA (193,6 millions d’euros) et 300 milliards de francs CFA (450 millions d’euros) pour l’ensemble du projet BRT. Les fonds sont mobilisés auprès de la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI) et le Fonds vert pour le climat (FVC).

Selon Meridiam, les bus électriques permettront à 60 % de la population d’avoir accès en moins de 30 minutes à au moins un marché supplémentaire tandis que 47 % des Dakarois à une université supplémentaire, 62 % à une pharmacie et 25 % à un hôpital. À en croire l’entreprise basée à Paris, ce projet permettra la création de 1000 emplois en faveur des femmes et des jeunes de la ville, dont environ un tiers de conducteurs.

L’enjeu environnemental

À en croire les urbanistes, le BRT de Dakar apportera une solution durable à la congestion routière. Aussi, l’investissement contribuera à la réduction de la pollution grâce à des batteries électriques qui permettront d’améliorer la qualité de l’air à Dakar et d’éviter l’émission de plus de 59 000 tonnes équivalent CO2 chaque année.

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D’après le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), un organisme rattaché au ministère sénégalais des Transports, l’initiative du gouvernement « s’inscrit dans la stratégie ambitieuse et globale de modernisation de la mobilité urbaine de Dakar et de son réseau de transport à l’horizon 2025 ». C’est également un projet qui contribue à la transition énergétique en proposant une alternative au diesel.

Benoit-Ivan Wansi

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