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MOZAMBIQUE : Maputo reçoit 6,4 M$ pour la réduction des émissions de CO2 via REDD+

MOZAMBIQUE : Maputo reçoit 6,4 M$ pour la réduction des émissions de CO2 via REDD+©CherylRamalho/Shutterstock

La protection et la restauration des forêts produit de l’argent au Mozambique. Le pays d’Afrique de l’Est vient de recevoir du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), une somme de 6,4 millions de dollars, en reconnaissance de ses efforts de réduction des émissions de carbone dues à la déforestation, communément appelé REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation).

Ce paiement intervient à la suite de la soumission par le Mozambique d’un rapport de suivi officiel de réductions d’émissions de CO2 dû à la déforestation au FCPF. Une vérification par un tiers indépendant a par la suite été effectuée entre septembre 2020 et mai 2021. D’après les calculs réalisés par les experts, il est établi que le Mozambique a réduit ses émissions de dioxyde de carbone à hauteur de 1,28 million de tonnes depuis 2019, grâce à des projets de protection des forêts dans la province de Zambézie, au centre du pays.

Le premier paiement d’un montant total de 50 millions de dollars

Si le Mozambique est le premier pays à recevoir un paiement du FCPF dans le cadre du mécanisme REDD+, d’autres pays africains, notamment la République démocratique du Congo (RDC), Madagascar ou encore le Congo ont également signé en 2019, des Accords de paiement pour les réductions d’émissions (ERPA) avec le fonds carbone hébergé par la Banque mondiale.

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Dans le cadre de l’ERPA signé avec le Mozambique, le FCPF s’engage à débloquer jusqu’à 50 millions de dollars, à condition que le pays réduise jusqu’à 10 millions de tonnes d’émissions de CO2 dans la province mozambicaine de Zambézie, d’ici la fin 2024. Selon Idah Pswarayi-Riddihough, directeur de la Banque mondiale pour le Mozambique, Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores, un plan de partage des bénéfices préparé avec les acteurs locaux et les communautés qui ont contribué aux résultats garantira qu’ils reçoivent la majorité des bénéfices. Cela permettra aux parties prenantes de continuer à promouvoir la gestion communautaire des ressources naturelles et la restauration des zones dégradées, tout en stimulant des modèles agricoles respectueux de la conservation, sensibles à la nutrition et intelligents face au climat.

Boris Ngounou

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