MAROC : une alliance avec Israël pour le dessalement et la « Reuse »

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MAROC : une alliance avec Israël pour le dessalement et la "Reuse"©Andrea Izzotti/Shutterstock

Un accord a été signé récemment entre l’Office national de l’électricité et de l’eau (Onee) du Maroc et la Compagnie nationale des eaux de l’État d’Israël (Mekorot), dans le domaine du dessalement et de la réutilisation des eaux usées traitées. Le but de ce rapprochement est le développement de solutions alternatives d’approvisionnement en eau face à la sécheresse.

Le Maroc veut pousser plus loin son expertise dans les domaines du dessalement de l’eau de mer et de la réutilisation des eaux usées traitées. C’est le but de l’alliance nouée le 17 novembre 2022 entre les responsables de l’Office national de l’électricité et de l’eau (Onee) au Maroc et de la Compagnie nationale des eaux de l’État d’Israël (Mekorot).

L’intérêt du Maroc pour Israël n’est pas anodin. Dans ce pays du Moyen-Orient, 85 % des eaux usées sont recyclées en 2022 et près de 80 % de l’eau potable consommée en Israël est fourni par cinq usines de dessalement de l’eau de mer selon les estimations officielles. Le royaume chérifien compte sur cette expertise pour sécuriser l’approvisionnement en eau de ses populations d’ici à 2035. À peine 500 m3 d’eau douce sont disponibles par habitant et par an au Maroc en 2022, contre 2 500 m3 en 1960 selon l’Organisation des Nations unies (ONU).

Ainsi, il sera établi un cadre pour la réalisation d’actions de coopération dans les domaines du dessalement de l’eau de mer. « Ces actions vont consister en la réhabilitation d’installations d’eau potable, la gestion d’installations par le développement de la digitalisation et des systèmes d’information géographique, de la qualité de l’eau, la gestion des boues issues d’épuration et l’introduction de technologies innovantes », indique l’Onee.

Atténuer les effets du stress hydrique

L’Onee et Mekorot coopèreront en matière de recherche, de développement et de renforcement des capacités, y compris dans la communication et la sensibilisation sur l’utilisation de l’eau issue du dessalement et la réutilisation des eaux usées traitées.

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Le Maroc espère ainsi s’adapter au stress hydrique qui touche les ménages et le secteur agricole. Le gouvernement marocain table sur la fourniture de 100 millions de m3 d’eaux usées traitées aux Marocains par an, d’ici à 2027. En 2050, cette capacité devrait passer à près de 340 millions de m3 par an, soit un taux d’épuration de 80 % au Maroc. Le royaume d’Afrique du Nord exploite actuellement 159 stations d’épuration qui prennent en charge 56 % des eaux usées des centres urbains.

Pour ce qui est du dessalement, beaucoup reste également à faire. La production journalière d’eau potable du royaume à partir de l’exploitation de cette ressource non conventionnelle atteint à peine les 232 000 m3.

Inès Magoum

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