GABON : Eranove et Fgis s’allient pour produire de l’eau potable et de l’énergie

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GABON : Eranove et Fgis s’allient pour produire de l’eau potable et de l’énergie ©Porntep Naprasert/Shutterstock

Le groupe franco-africain Eranove et le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (Fgis) ont signé avec le gouvernement du Gabon une série d’accords. Cette entente porte sur la production d’eau potable pour la capitale Libreville et d’énergie à partir de deux centrales hydroélectriques.

En difficulté avec sa filiale, la Sénégalaise des eaux (SDE), Eranove avait besoin d’une bonne nouvelle. Le groupe franco-africain, et son partenaire depuis mars 2017, le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (Fgis), viennent de conclure un accord avec le gouvernement pourtant sur deux points : l’eau potable et l’énergie.

Eranove et Fgis vont construire une usine de production d’eau potable dans le département de Komo-Kango, à l’ouest du Gabon. Cette station disposera d’une capacité de production de 140 000 m3. L’eau produite sera destinée à alimenter les populations de Libreville, la capitale. Les deux acteurs impliqués dans ce projet estiment que 600 000 personnes en seront destinataires. L’accord signé avec le gouvernement prévoit également un volet concernant l’exploitation et la maintenance des installations.

Production d’énergie

L’autre volet de cette coopération portera sur la production d’électricité. Ils vont financer, concevoir, construire et assurer la maintenance de deux centrales hydroélectriques. Il s’agit notamment de la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim, qui affichera une capacité de 73 MW.. Elle sera construite sur la rivière Komo, dans la province de l’Estuaire. Les travaux, dont le démarrage est prévu au premier trimestre 2019, sont portés par Asokh Énergie, une société projet.

C’est en revanche Louétsi Hydro qui porte le projet hydroélectrique de Dibwangui. Il s’agit là d’un projet qui va permettre à terme produire 15 MW. Le barrage sera construit sur la rivière Louétsi, dans le sud du Gabon. L’accord signé par Jean-Marie Ogandaga, le ministre gabonais de l’Économie, Patrick Edzang Eyogho, ministre de l’Eau et de l’Énergie, ainsi que les responsables d’Eranove et du Fgis, prévoit que la Compagnie générale d’électricité du Gabon (Cge) achetera l’énergie produite par les deux centrales.

Selon le ministère de l’Eau et de l’Énergie, les deux barrages permettront de desservir une population estimée à 500 000 personnes dans quatre provinces du Gabon. « L’urgence de la mise en œuvre de cet important projet est justifiée par la nécessité de développer de nouveaux moyens de production permettant de sécuriser l’alimentation en énergie électrique et assurer la continuité et la qualité du service dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué, de la Ngounié et de la Nyanga », explique Patrick Edzang Eyogho.

L’État a également signé un partenariat pour une durée de 30 ans avec Asonha Energie, une société de droit gabonais, détenue par le Fgis et le groupe français Meridiam, afin de développer la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval, dans la province de l’Estuaire, à l’ouest du pays. D’une capacité maximale de 57 MW et construite sur la rivière Mbei, elle est située en aval des deux centrales hydroélectriques existantes, à savoir Tchimbélé et Kinguélé.

Jean Marie Takouleu

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