ÉGYPTE : 109 M€ de la BAD pour un projet d’assainissement dans des villages de Louxor

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ÉGYPTE : 109 M€ de la BAD pour un projet d’assainissement dans des villages de Louxor©docter_k/Shutterstock

Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a décidé de financer un important projet d’assainissement rural dans le gouvernorat de Louxor, dans la région du Haut-Nil en Égypte.

Le Projet d’assainissement rural intégré en Haute-Égypte, Louxor (IRSUE-Luxor), vient de recevoir un financement conséquent de la part de la Banque africaine de développement (BAD), dont le conseil d’administration a validé un prêt de 108 millions d’euros et un don d’un million d’euros.

Selon l’institution financière panafricaine, le don a été accordé au titre de l’Initiative pour l’alimentation en eau et l’assainissement en milieu rural (RWSSI). Cette initiative est également soutenue par des organismes bilatéraux et multilatéraux, de gouvernements, de communautés africaines et du Fonds fiduciaire de la RWSSI (RWSSI-TF).

L’objet du RWSSI est de soutenir les projets et les programmes dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement en milieu rural, en finançant des opérations d’investissements, en renforçant des processus et des systèmes du secteur, ainsi qu’en œuvrant en faveur du plaidoyer et du renforcement des connaissances. En Égypte, le projet soutenu devrait booster l’accès à l’assainissement dans les zones rurales du gouvernorat de Louxor.

De nouvelles infrastructures d’assainissement dans les villages

IRSUE-Luxor « vise à faire passer la couverture des eaux usées dans la région de 6 à 55 %, améliorant ainsi la qualité de vie des citoyens, notamment des femmes et des enfants, qui sont les plus touchés par un mauvais assainissement », indique la BAD.

Pour atteindre ce résultat, de nouvelles installations d’assainissement collectif seront construites dans 11 villages sur les districts d’Esna et d’El-Tood. Dans ces zones rurales, 11 réseaux d’égouts seront construits, avec des tailles allant de 200 à 900 mm de diamètre. Ils seront complétés par des conduites et les stations de pompalge.

Les réseaux d’égouts seront reliés à deux stations d’épurations. La première, d’une capacité de 22 000 m3 par jour, sera située à Keman El Matana. Elle prendra en charge les eaux usées collectées via les réseaux d’égouts de cinq villages, à savoir : Keman, Asfoun, Alghryrah, Tafneis et Halfa 3. Une autre usine de traitement des eaux usées sera construite à Al-Tood. D’une capacité attendue de 13 000 m3 par jour, elle desservira les villages d’Alshaghab, Elmalla, El Dabayba, Altoot Gharb, Alodysat Quebly, Alodysat Bahry.

Les nouvelles installations bénéficieront également aux localités satellites situées autour de ces villages. Les eaux usées produites par les ménages de ces localités seront récupérées par des camions de vidanges. Le gouvernement égyptien estime que le projet touchera directement 170 000 personnes. Mais la capacité des installations devrait permettre d’accompagner la croissance démographique dans cette partie de l’Égypte. Ainsi, dans les 11 villages et localités satellites concernés par l’IRSUE-Luxor, la population devrait passer de 171 000 personnes actuellement à 288 000 personnes en 2040.

Jean Marie Takouleu

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