COP27 : la BOAD s’engage à consacrer 1,3 Md$ aux projets verts d’ici à 2025

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COP27 : la BOAD s’engage à consacrer 1,3 Md$ aux projets verts d’ici à 2025©Terelyuk/Shutterstock

À la 27e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a promis de consacrera 1,3 milliard de dollars aux projets verts dans ses États membres d’ici à 2025.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) fera des efforts en matière de financement de l’adaptation au changement climatique dans ses États membres à l’instar du Bénin, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. L’institution financière sous régionale basée à Lomé au Togo s’engage à consacrer 25 % de son portefeuille au financement de projets verts jusqu’en 2025, contre 10 % sur la période allant de 2015 à 2019.

Ce sont ainsi 1,3 milliard de dollars qui seront mis à disposition de ces huit États par la BOAD. Les projets d’adaptation structurants financés seront notamment liés aux secteurs de l’agriculture, de l’énergie, l’écoconstruction, les déchets, la mobilité électrique, etc.

Garantir la sécurité alimentaire face à la sécheresse

En Afrique de l’Ouest, le changement climatique se manifeste notamment par la sécheresse. Le secteur agricole, premier usager des ressources en eau puisqu’il en consomme 70 à 80 %, est le plus touché par ce phénomène.

L’une des solutions préconisées dans la sous-région est le développement de l’agriculture intelligente face au climat (AIC). Cette approche permet de définir les mesures nécessaires pour transformer et réorienter les systèmes agricoles dans le but de soutenir efficacement le développement de l’agriculture et d’assurer la sécurité alimentaire face au changement climatique. Cette technique a trois objectifs principaux, dont l’augmentation durable des rendements et des revenus agricoles, l’adaptation et le renforcement de la résilience face aux impacts du changement climatique, ainsi que la réduction ou la suppression des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Lire aussi – Urgence climatique en Afrique : à l’heure des solutions d’adaptation

Une partie du financement de la BOAD sera consacrée aux projets énergétiques. L’ambition de l’institution financière à l’horizon 2025 est également de développer 380 MW de capacité installée, alliant sources propres et connexions inter-régionales des réseaux dans ses États membres. Une bonne partie de cette électricité (moins 215 MW) d’électricité sera produit à partir de l’énergie solaire.

Réduire 18 millions de tonnes de CO2

Outre la production des énergies renouvelables, les projets d’électrification « renforceront le cadre réglementaire et les capacités des institutions publiques dans le secteur de l’énergie afin d’attirer des capitaux privés à grande échelle suivant des modèles IPP et PPP », indique la BOAD.

Le but est de construire des villes plus durables avec des infrastructures résilientes au climat au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Togo contribuant ainsi à la réduction d’environ 18 millions de tonnes équivalent CO2 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Inès Magoum

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