BÉNIN : un projet d’éducation environnementale à Grand-Popo pour sauver les mangroves

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BÉNIN : un projet d’éducation environnementale à Grand-Popo pour sauver les mangroves©stephane lalevee/Shutterstock

Un projet d’éducation à l’environnement est en cours d’exécution dans la commune de Grand-Popo, à l’ouest du Benin. Financée par la Suisse à près de 10 366 €, cette initiative menée par l’ONG Équilibre d’Afrique vise à promouvoir les bonnes pratiques agricoles pour la sauvegarde des mangroves dans cette unité administrative.

Équilibre d’Afrique, une ONG béninoise qui œuvre à la préservation de l’environnement vient d’engager un nouveau challenge. Celui de la sauvegarde des écosystèmes, notamment celui des mangroves situées dans la commune de Grand-Popo, à l’ouest du Benin. L’association a procédé, le mardi 15 janvier 2019 dans les locaux de la mairie de Grand-Popo, au lancement officiel du projet d’éducation environnementale au profit des communautés pour un développement durable intégré.

Étendu sur une durée de 6 mois, et financé par le Fonds de soutien aux initiatives de recevabilité (FoSIR 2018) de la Coopération suisse à hauteur de 10 366 euros, soit 6 800 000 francs CFA, le projet va promouvoir des pratiques favorables à la protection de l’environnement auprès de 3528 personnes.

Il s’agit notamment de former et sensibiliser près de 500 cultivateurs de produits maraichers contre les dangers des engrais chimiques. « La particularité au niveau des villes de Grand-Popo et d’Agoué est que le maraichage se fait aujourd’hui entre les habitations où aucun espace vide n’est épargné. Cette situation expose les populations aux dangers liés aux intrants chimiques de synthèse. En réponse à ces problèmes, il est urgent de trouver des solutions durables » a expliqué Anani Hlondji, maire de Grand-Popo.

L’activité humaine détruit l’écosystème des mangroves de Grand-Popo

Outre le maraichage (principale activité agricole de Grand-Popo), un projet hôtelier a causé en 2016 un grave préjudice à la végétation de cette commune de 290 km2, essentiellement constituée de mangrove.

Les travaux de construction d’un hôtel à Louis-Condji avaient détruit la forêt de mangroves au bord du fleuve Mono, qui sépare le Bénin de Kouvidonou, une localité du Togo. Des palétuviers ont été coupés sur une surface de 150 mètres de long et 10 mètres de large, en violation des consignes du gouvernement.

Réuni en conseil des ministres en date du 26 octobre 2016, le gouvernement béninois avait adopté une mesure d’interdiction de détruire des palétuviers dans les écosystèmes humides et d’abattre des cocotiers dans la zone du littoral. Une mesure justifiée par le fait que la préservation des écosystèmes fait partie intégrante de la protection de l’environnement, du développement durable et de la promotion de l’écotourisme.

Par ailleurs, l’exploitation incontrôlée du bois, l’érosion des berges des cours d’eau, l’urbanisation et la dégradation des mangroves qui s’en suit, empêchent la régulation et la stabilisation de l’environnement. Ces arbres jouent un rôle tampon essentiel à travers les bilans hydriques, nutritifs, et dans la stabilisation du climat.

Boris Ngounou

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