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ANGOLA : le retour de la girafe dans le parc national d’Iona suscite de l’espoir

ANGOLA : le retour de la girafe dans le parc national d’Iona suscite de l’espoir © GCF

Les empreintes de girafes seront désormais visibles sur le sol aride du parc national d’Iona en Angola. Cela est désormais possible grâce au transfert réussi de 14 girafes d’Angola. Cette sous-espèce de girafe vit surtout en Namibie et au Botswana. Mais leur aire de répartition historique se trouve en Angola. D’où l’étude de faisabilité menée en amont du transfert par la Giraffe Conservation Foundation (GCF) sur différents facteurs, notamment la population d’origine, l’adéquation de l’habitat, les dimensions humaines, les risques pendant et après l’opération, ainsi que la faisabilité financière.

https://twitter.com/Save_Giraffe/status/1677212166888333312

Les grands ruminants ont ainsi été transférés depuis une ferme privée du centre de la Namibie jusqu’à leur aire de répartition historique en Angola, soit un parcours de 1 300 km dans un camion spécialement conçu pour l’opération. Selon l’organisation African Parks qui gère le parc depuis 2020, cette opération souligne la volonté de restaurer la diversité des espèces historiquement présentes dans le parc national d’Iona.

Le soutien de la fondation Fondation Wyss

« La réintroduction de la girafe à Iona marque un moment crucial dans l’histoire du parc. Ces animaux gracieux contribueront à la restauration de la biodiversité du parc et serviront de symbole de l’engagement de l’Angola en faveur de la conservation », explique Pedro Monterroso, le directeur du parc national de Iona. Outre la GCF, l’opération a été soutenue par la Fondation Wyss du philanthrope et homme d’affaires suisse Hansjörg Wyss.

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La réintroduction de la girafe d’Angola dans le parc national d’Iona joue un rôle important dans la restauration des fonctions de l’écosystème du parc ainsi que dans le rétablissement des processus écologiques de la région. En effet, les girafes contribuent à façonner la végétation en broutant et en dispersant les graines grâce à leurs habitudes alimentaires sélectives. L’opération contribue également à la conservation de la girafe d’Angola. Cette sous-espèce de girafe se démarque de ses congénères par de grandes taches brunes dont les bords sont quelque peu entaillés ou présentent des extensions angulaires.

La girafe d’Angola a tendance à chercher de la nourriture dans les montagnes pendant la saison sèche froide et le début de la saison sèche chaude. Elle se nourrit principalement de Commiphora, un arbuste répandu dans les écosystèmes de savane et les zones arides en Afrique de l’Est et australe. Dans une étude publiée en 2016, les chercheurs ont estimé à 13 000, le nombre de girafes d’Angola vivant à l’état sauvage.

Jean Marie Takouleu 

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