AFRIQUE : le Japon investira 30 Md$ pour soutenir la croissance durable d’ici à 2025

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AFRIQUE : le Japon investira 30 Md$ pour soutenir la croissance durable d’ici à 2025© Ticad

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida annonce un investissement de 30 milliards de dollars sur le continent africain. Les différents projets qui y seront financés pendant trois prochaines années contribueront à la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

La 8e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad-8) s’est refermée le 28 août 2022 à Tunis, la capitale de la Tunisie. La résolution de cet évènement qui a réuni 5 000 participants dont une vingtaine de chefs d’État porte sur le financement du Japon à hauteur de 30 milliards de dollars pour soutenir le développement durable sur le continent africain.

Le gouvernement japonais prévoit aussi d’investir 5 milliards de dollars dans le secteur privé aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD) d’ici à 2025. Ce financement soutiendra le développement de l’agriculture intelligente, le transport durable, les énergies renouvelables et l’accès à l’eau grâce au soutien technique de plusieurs institutions, notamment l’Organisation japonaise du commerce extérieur (Jetro), l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).

Des investissements dans les secteurs de l’eau et de l’énergie

Selon le gouvernement japonais, ces investissements contribueront à l’amélioration des conditions de vie des populations en Afrique, avec à la clé la création de 35 700 emplois. En Tunisie par exemple, la première phase du financement du Japon pour un coût de 300 millions de dollars vise l’encadrement des start-up qui opèrent dans les métiers de l’agriculture. L’initiative coordonnée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise (CCITJ), intervient au moment où les tensions politiques dans ce pays d’Afrique du Nord couplées à la guerre en Ukraine affectent les moyens de subsistance des Tunisiens.

Le plan du Japon vise aussi à contrer l’influence d’autres grandes puissances économiques, et notamment la Chine déjà solidement implanter sur le continent africain. L’empire du Milieu a déjà créé 25 zones de coopération économique et commerciale dans 16 pays d’Afrique, et a continué d’investir massivement dans tout le continent pendant la pandémie de Covid-19, d’après un rapport gouvernemental sur les liens économiques et commerciaux entre la Chine et l’Afrique. Enregistrées auprès du ministère chinois du Commerce, les zones avaient attiré quelques 623 entreprises, représentant un investissement total de 735 milliards de dollars à la fin 2020, d’après le Rapport annuel sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’Afrique (2021).

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Le Japon compte se démarquer de la Chine en investissant dans le secteur privé et en préservant « le capital planète » nécessaire pour une croissance verte. À travers la Jica, le Japon investit actuellement en Afrique dans deux secteurs clés, l’eau et l’énergie. Ces dernières années, le bras financier de la diplomatie nippone a ainsi accordé des crédits pour la construction de centrales solaires en Tunisie et en Égypte. La Jica soutient également le secteur de l’eau, notamment la construction de stations de dessalement de l’eau de mer en Tunisie, au Maroc ou encore au Sénégal. Cette solution est désormais incontournable dans ces pays affectés par le stress hydrique.

Benoit-Ivan Wansi

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