AFRIQUE : la start-up kenyane Amini lève 2 M$ pour ses technologies climatiques

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AFRIQUE : la start-up kenyane Amini lève 2 M$ pour ses technologies climatiques©CNUCED

Avec 2 millions de dollars décrochés récemment auprès de plusieurs sociétés d’investissement, la start-up technologique Amini basée à Nairobi au Kenya va en guerre contre le manque de données climatiques qui freine le développement durable sur le continent africain.

Lancée en décembre 2022, la start-up kenyane de solutions climatiques Amini vient de décrocher 2 millions de dollars pour le déploiement d’une « constellation de satellites » essentielle au développement de l’agriculture et à la prévention des catastrophes naturelles en Afrique. Ce financement de pré-amorçage a été obtenu grâce à un tour de table conduit par la société de capital-risque Pale Blue Dot.

Parmi les investisseurs figurent le fonds RaliCap et la joint-venture Emurgo Kepple Ventures. Cette technologie d’Amini qui « fournira des informations sur la sécheresse, les inondations, les sols et la santé des cultures » sera mise au point en partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA) basée à Paris en France et le programme spatial d’observation de la terre piloté par l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (Nasa) des États-Unis d’Amérique.

« Si l’on regarde les données environnementales en Afrique aujourd’hui, elles sont soit inexistantes, soit difficiles d’accès. Et avec le changement climatique qui devrait frapper le plus le continent, il y a un manque d’informations pour les agriculteurs, par exemple, pour comprendre ce qui se passe. Le problème est plus profond que la plupart ne le réalisent », regrette Kate Kallot, la PDG d’Amini.

Lire aussi-KENYA: avec SpaceX,Nairobi lance un satellite pour renforcer sa résilience climatique

Si la jeune pousse s’intéresse aux petits exploitants agricoles pour le moment, c’est que ses solutions devraient leur indiquer quand labourer, récolter ou arroser. En effet, les données satellitaires permettent de contrôler les rendements des surfaces cultivées, d’identifier des zones en manque d’eau, en déficit d’engrais, mais aussi d’anticiper la propagation de certaines maladies des cultures et du bétail, selon une étude de l’Agence spatiale canadienne.

Benoit-Ivan Wansi

 

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