AFRIQUE DU SUD : La batterie à sel Zebra, adaptée au stockage d’EnR

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AFRIQUE DU SUD : La batterie à sel Zebra, adaptée au stockage d’Enr: ©Richard z

Une nouvelle révolution s’opère pour la batterie sud-africaine Zebra. Après ses usages dans les véhicules électriques, la batterie à sel devient déterminante pour l’intégration des énergies propres.

Battery Consult est en train de finaliser, dans son laboratoire de Meiringen au centre de la Suisse, un prototype pour une nouvelle solution de stockage stationnaire. Baptisé SB-7, ce modèle de batterie  comprend sept piles verticales qui incorporent 126 cellules, soit 18 cellules par pile. Les cellules ont un diamètre de 100 mm et une hauteur de 22 mm. Elles comprennent une plaque bipolaire, des électrodes négatives et positives, un disque d’alumine bêta, un réservoir d’électrolyte liquide et un joint radial.

Le stockage d’énergie d’une seule unité est de 7 kWh. Elle a une masse de 70 kg, un volume de 70 litres et une tension à vide de 325 V. L’onduleur intégré aura une entrée PV solaire de deux fois 3 kWp, une puissance de charge/décharge de la batterie de 3 kW et une connexion bidirectionnelle à courant alternatif monophasé d’un maximum de 3 kW. La durée de vie prévue d’une seule batterie est de dix ans, en supposant une charge et une décharge quotidiennes. Cependant, un test a été lancé pour confirmer la durée de vie des batteries, ainsi que la gestion optimale de l’énergie, qui dépend également des conditions ambiantes du réseau.

Toutefois, d’autres conceptions seront considérées comme dépendantes des exigences du marché. Les premiers travaux en usine produiront 3 000 unités par an. Ce qui devrait représenter un investissement d’environ 10 millions de dollars. Le marché initial de la batterie sera l’Europe, mais Dustmann, le directeur de Battery Consult,  est impatient de voir le « Zebra rentrer chez lui » en Afrique du Sud.

La zebra, est inspirée de la technologie sud-africaine de batterie à sel

La fabrication de la batterie zebra, est basée sur les principes électrochimiques découverts à Pretoria dans les années 1980, par Johan Coetzer, membre du Conseil de la recherche scientifique et industrielle (Csir). La batterie de sel, comme son nom l’indique, incorpore le sel de table comme ingrédient clé et les autres matériaux, comme le nickel (le chlorure de nickel et le sodium sont auto-générés pendant la charge), sont également facilement disponibles et reliés à des réseaux de recyclage de batteries établis.

La marque Zebra appartient actuellement au producteur italien de batteries Fiamm, qui a acquis la technologie en 2010. Celle-ci est vendue à des constructeurs de véhicules électriques, tels Daimler et BMW. Cependant Battery Consult, la startup suisse crée en 2008, est convaincu qu’une solution de batterie Na-NiCl2 est hautement compatible avec la tendance à la production décentralisée d’électricité. En effet,  les coûts des énergies renouvelables sont en baisse permanente.  Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la diminution des coûts de production de l’électricité éolienne entre 2010 et 2017, auraient chuté d’environ 23 %, tandis que ceux de l’électricité solaire accusaient une baisse d’environ 73 %.  L’Irena annonce également une baisse de 50% du coût du solaire photovoltaïque d’ici 2020. Toute chose, qui augure de grand lendemain pour les technologies de stockage.

Boris Ngounou

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