AFRIQUE : 2 anciens chefs d’État rejoignent l’AWF, pour la conservation de la nature

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AFRIQUE : 2 anciens chefs d'État rejoignent l'AWF, pour la conservation de la nature ©FOTOGRIN/Shutterstock

Le Conseil d’administration de l'African Wildlife Foundation (AWF), une organisation internationale de conservation axée exclusivement sur la faune et les terres sauvages d'Afrique, accueille deux nouveaux membres. Il s’agit des anciens chefs d'État et de gouvernement africains, Mahamadou Issoufou du Niger et Hailemariam Desalegn de l’Éthiopie. Deux personnalités qui se distinguent par leur engagement écologique.

Le Conseil d’administration mondial de l’African Wildlife Foundation (AWF), une organisation internationale de conservation axée sur la faune et les terres sauvages d’Afrique, vient d’intégrer en son sein, deux nouveaux éminents membres. Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger, et Hailemariam Desalegn, ancien Premier ministre d’Éthiopie ont décidé de mettre  leurs expertises au service de la conservation de la faune et des terres sauvages en Afrique. « Nous sommes convaincus que le statut élevé de la biodiversité influencera les opportunités offertes aux Africains aujourd’hui et à l’avenir. C’est dans cette optique que nous avons sollicité le soutien des dirigeants africains pour défendre un nouveau discours sur la conservation en Afrique » a déclaré Kaddu Sebunya, le directeur général de l’AWF, dans un communiqué publié le jeudi 16 décembre 2021.

Deux nouveaux membres à l’engagement écologique bien établi

Les deux nouveaux membres du conseil d’administration mondial de l’AWF sont bien connus pour leurs actions en faveur de l’environnement. Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien (de 2012 à 2018), a soutenu certains parcs nationaux dans les paysages les plus reculés d’Éthiopie. Par le biais de sa Fondation Hailemariam et Roman, il se déploie dans le secteur du tourisme et de la conservation en créant des moyens de subsistance alternatifs pour les communautés environnantes des parcs naturels. Dans son engagement pour les droits des communautés rurales, il a développé des modèles durables et évolutifs, permettant d’intégrer la conservation dans les interventions de développement.

Mohamadou Issoufou pour sa part, a mené de nombreuses actions dans la lutte contre l’impact du changement climatique et la perte de biodiversité dans la région du Sahel, à la fois pendant sa présidence (du 7 avril 2011 au 2 avril 2021) et à travers sa Fondation Issoufou Mohamadou, lancée le 12 juin 2021 à Niamey (capitale du Niger). D’ailleurs, à travers sa fondation, l’ancien chef d’État entend créer un puits de carbone, soit une forêt d’une dizaine de millions d’arbres. L’objectif de cette initiative est de combattre l’avancée du désert. Deux tiers de la superficie du Niger sont constitués de terres arides et désertiques.

Lire aussi-NIGER : la Fondation Issoufou Mahamadou annonce la création d’un puits de carbone

Fondé en 1961 pour se concentrer sur les besoins de conservation en Afrique, l’AWF formule la vision d’une Afrique qui situe la protection de l’environnement au cœur de son développement. Elle établit un pont entre la science et les politiques publiques, et démontre les avantages de la conservation pour la survie de la faune et des terres sauvages du continent. Au sein du conseil d’administration de l’AWF, Mohamadou Issoufou et Hailemariam Desalegn travailleront avec d’autres anciens chefs d’État africains, notamment le Botswanais, Festus Mogae. Les défunts Benjamins Mkapa de Tanzanie et Ketumile Masire du Botswana y ont également siégé.

Boris Ngounou

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